Plongée à Sausset par David.

Le 20 Décembre 2014

6h45 Départ du club, direction Sausset les pins…merde ! J’ai une heure de retard. Voilà la journée est
foutue ! Pas de plongée pour moi…

Bien décidé à vouloir plonger quand même pendant cette belle journée, je vais voir mon pote Doc
qui m’emmène dans sa DeLoréan et ce goure de date et m’envoie 6 mois dans le futur, cool j’ai mon
N2 avec mention, ainsi que ma fidèle binôme de toujours.

Bref retour samedi 20 décembre à 5h45, il fait nuit, on se gèle les couil… enfin… il fait froid, Philippe
est déjà là, John arrive suivi par Valérie et Fabrice, ensuite Florence et Daniel. Florence et Philippe
montent dans le bureau chercher une lampe et redescendent avec des pains au chocolat que Vincent
nous a amené avant d’aller travailler. Merci Vincent 

La répartition des gens et des bagages commence, Les Raymond et les Portugues ensemble et le
reste dans la voiture de Philippe. Daniel nous prouve encore une fois sa maîtrise en rangement de
coffre (un truc de guedin). Je ne sais pas quelle heure il est, mais on part enfin, direction Sausset,
météo prévue, grand soleil avec du vent. Après un petit bout de chemin il est 7h30 il fait encore nuit,
je me rendors, l’avantage d’avoir un chauffeur, 8h il fait toujours nuit… j’ouvre les yeux, cooooool, il
fait jour. Etonnamment on s’arrête sur l’air de Lançon pour se vider, boire un café et manger un pain
au choc. On repart, un peu en retard, mais pas tant que ça et on arrive à Sausset à l’heure. Voilà, mon
compte rendu est fini, bonne nuit !

Arrivé sur place, on va voir Sabine et Thierry de la Côte bleue plongée pour récupérer le bip du
portail et les blocs, alors… 12 ou 15L éternel dilemme et surtout le code des toilettes très compliqué,
C4. Une discussion s’engage, qui va avec qui, quel bateau, 20 ou 40 m, encadrant ou pas encadrant,
gratin dauphinois avec ou sans lardon ?

Arrivée sur le port, récupération des clés du locale pour se changer, le chauffage c’est quand même
bien. Une fois changé, on met les scaphandres sur le semi rigide et donc semi mou, c’est quand
même mieux pour s’assoir… quand c’est mou. Une fois tous dans le bateau, on décolle finalement,
pas vraiment en fait on y va pas en avion. La sortie du port se passe bien, le vent annoncé n’est pas
là, soudain, le vent se lève! Des creux de 5 mètres et des vagues de 10 mètres manquent de faire
chaviré le bateau, toutes les bouteilles d’eau passent par-dessus bord, nooooooooon on va tous
mouriiiiiiiiiiiir !!! La foudre frappe à plusieurs reprises la surface de la mer, un typhon à droite, un
ouragan à gauche, les avions tombent du ciel, les baleines nagent sur le dos, les Mola Mola font du
Moonwalk, les piranhas attaquent les boudins du bateau, les poulpes dansent avec les crabes, tout le
monde devient fou, on va tous creveeeeeeeeeeeeeer.

On arrive sur le site de Frapao, on s’équipe dans l’eau ou dans le bateau, j’utilise pour la première
fois de ma vie une dorsale que j’ai dû négocier difficilement avec Marjorie, j’ai dû la saouler avec
une bière pour arriver à mes fins et ma persévérance a été récompensée, bibi a été vaincue.On commence à descendre et c’est Daniel qui plonge avec moi. L’eau est bonne, environ 16° pour
moi et 14° pour Daniel oO va comprendre Charles. On arrive à 12 mètres mon oreille droite qui ne
passe pas… Après de multiple Valsalva (merci Antonio), Déglutition et autre Fenzel et Toynbee, mon
oreille passe et à moi les 19 mètres, j’avais oublié ma pelle pour descendre à 20 mètres. De suite
Daniel voit une Doris Dalmatienne toujours aussi jolie à regarder, suivie pas un énorme banc
d’Anchois, j’ai toujours cru qu’ils naissaient dans des bocaux et vivaient sur des pizzas…
Quelques minutes plus tard, un jeune poulpe fait une erreur fatale (si j’avais été un prédateur) il a
bougé quand j’ai posé ma main à côté de lui, c’est d’ailleurs comme ça que j’ai pu le voir sinon je ne
l’aurais jamais vu. J’approche mon doigt et en une fraction de seconde il devient tout noir et va se
cacher, on ne le reverra plus jamais, surement écraser sous un rocher. Au final, une première
plongée de 50 minutes et pas grand-chose à voir, mais bon, on ne choisit pas.

On remonte sur le bateau, direction la douche et le festin, pas de bol y’a pas d’eau chaude et
personne prend de douche, bande de chochotte ! Mais y’a quand même le festin !
Tout d’abord il faut trouver une place où il n’y a pas trop de vent, cet endroit trouvé, des gens du
club de plongée de Sorgue nous invitent à les rejoindre parce qu’il n’y a pas de vent où ils sont,
mensonges et billevesées ! Il y avait encore plus de vent ! Mais on réussit quand même à trouver un
endroit à l’abri. Au menu, sandwich pour certains et Cassoulet et Salé aux lentilles pour d’autres,
arrive le dessert, les gars de Sorgue nous donnent une boite avec des petit gâteaux, tarte aux fraise,
tarte au citron, choux à la crème etc… trop cool. Ensuite Fabrice nous sort son fameux St Genix et
nous prévient qu’il y a eu un souci à la cuisson, le gâteau n’a pas monté… Il nous dit que la seule
chose qui a changée c’est qu’il n’a pas mis la levure habituelle. Dès ce moment, les Sherlock Holmes
en herbe se réveillent et tout le monde y va de sa petite théorie. On finit par comprendre que
Fabrice n’a pas dilué la levure avant de l’incorporer dans son appareil… Une erreur de débutant qu’il
saura corriger la prochaine fois, j’en suis sûr.

Le repas fini, il faut faire la sieste, on est tous fatigués et on a besoin de se reposer. 13h30 tout le
monde se lève, il est temps de retourner se tremper les fesses. Préparation du matériel, on grée nos
blocs et sans faire exprès je perce sur 20 centimètres la stab de Marjo que je répare avec une rustine
de tracteur, j’espère quelle ne le verra pas sinon je risque de pas m’en sortir vivant, avis aux
amateurs, faut pas faire chier bibi!

On reprend le bateau pour se rendre sur le site du grand Mornas je crois, je ne sais plus trop, cette
fois-ci pas de ninja ou de sous-marin russe, juste de l’eau salée et des mouettes. Et hop on se remet à
l’eau, toujours aussi mouillée mais beaucoup plus claire que le matin, Valérie à peine dans l’eau, je
vois un truc tombé doucement au fond, ah ? Une poche à plomb qui ce fait la malle, ni une, ni deux,
je fini de m’équiper et je descends la chercher, tiens ça descend pas… forcement avec les palmes
hors de l’eau ça marche beaucoup moins bien, donc phoque, canard, position du lotus, je descends
enfin, je récupère la poche à plomb, ouf tout est bien qui finit bien, aucune perte à déplorer.

Première rencontre avec un congre pas très content de se recevoir 500 lumens dans la tronche
(comprends pas pourquoi) et juste à côté, dans une petite cavité, des milliards d’œufs de calamar
selon les syndicats, environ une dizaine selon la police. Un peu plus loin Daniel trouve une langouste
planquée dans un trou. Sur le bateau j’avais entendu une technique pour faire sortir les langoustes de leur trou, il faut mettre la main derrière les antennes et quand les antennes touchent la main, la langouste croit que c’est le bord du trou et elle sort, bizarrement ça n’a pas marché avec moi, j’ai donc décidé de l’attraper par les antennes et de la tirer hors du trou, les antennes me sont restées dans les mains et elle a finie en sushi, dommage… Pas mal de grosses étoiles de mer avec plein de piquants partout étaient de sortie, j’ai aussi vu un poulpe sur un récif avec 6 tentacules, certains poissons avaient dû avoir faim avant mon passage.

Plus tard au milieu de la posidonie, je trouve une coquille géante de moule morte depuis longtemps
et vide. Je décide la prendre et de la montrer à Daniel et là, diantre qu’ai-je fait, Daniel me fait des
grands signes et me demande de la poser (évidement il ne savait pas que c’était une coquille vide, je
lui ai dit sur le bateau) Il se trouve que la moule est en fait une Grande Nacre, espèce protégé depuis
1992 et donc interdit de prélevé vivante comme morte, j’ai encore mis les pieds dans le plat, ou pour
l’occasion, on pourrait dire les doigts dans la moule (Bravo moi). La plongée se termine après 46
minutes, tout le monde remonte sur le bateau avec la banane et pleins de choses à raconter,
notamment un poisson incrusté dans un récif genre fossile avec un œil qui bouge (vous demanderez
à Florence).

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Là vous vous dites, j’ai terminé, j’ai commencé à lire le compte rendu à 15h et il est 2h du mat. Et
bien non, la faute à Valérie qui s’est prise pour le capitaine Haddock et qui a pris le bateau en otage,
après avoir failli nous percuter contre un énorme récif avec plein de cormorans au regard noir genre
Les Oiseaux d’Hitchcock, ensuite elle accélère à fond au grand désespoir de Florence qui hurle à
chaque fois que le bateau ne touchait pas plus la mer (comprends pas pourquoi…) en tout cas moi, ça
m’a bien fait rire. Dommage que l’on n’avait pas d’appareil photo, la tête de Valérie en valait la
peine. L’arrivée sur le port ne s’est pas faite dans la douceur, mais c’était dans la continuité des
choses. Au final on est tous en vie et c’est ça qui compte.

Rinçage du matos avant de se changer et d’aller prendre le goûter avec Sabine et Thierry, un peu de
thé au rhum qui fait du bien et un bout de gâteau pour les affamés.
Il est temps de partir, je pense que tout le monde c’est bien amusé, encore une merveilleuse journée
dans le monde du silence.

David écrivain en herbe.

PS : Je tiens à signaler que l’on m’a contraint et obligé à écrire ce compte rendu.

On me dit dans l’oreillette qu’il y a beaucoup de conneries dans ce texte, je rends donc l’antenne, a
vous Cognacq Jay.