Avril 2013 – Carnet de plongée Catalan

Je retrouve, en ce samedi 27 avril froid et pluvieux, John et Angélique au club. Départ pour Sète où nous espérons trouver un temps plus clément. En arrivant, nous sommes relativement satisfaits, la pluie n’est plus de la partie. Après un agréable repas sur le port, nous révisons nos fondamentaux de plongeur N1 avec John, puis au dodo, demain on plonge. Réveil à 8h15, petit déjeuner ramener par John (qu’il est serviable !) puis départ pour l’Estartit. Le voyage se passe rapidement, et nous arrivons à bon port. Nous retrouvons les membres du CSTT pour qui le voyage semble s’être bien passé également. La première information tombe : nous ne plongerons pas cet après midi, les 9 degrés, la pluie et le vent semblent joué en notre défaveur. Nous décidons d’aller nous consoler avec un pic nic bien mérité. Nous choisissons un petit coin plus ou moins abrité. Après ce copieux repas, nous nous installons nos affaires dans les chambres. Je retrouve mon binôme terrestre, Romain. Une fois les installations faites, les groupes se séparent. Certains partent visiter les villages médiévaux pendant que d’autres vont apprécier les devantures des magasins de plongée, tous fermés. Le CSST dans son intégralité se retrouve le soir autour d’une bonne sangria, à défaut de plongée, on boit pour oublier. Après cet épisode alcoolisé, notre petit groupe de joyaux plongeurs se dirige vers le réfectoire. Et la, quelque chose de magique se produit, un instant de liesse comme on en voit rarement, la première bonne nouvelle de la journée, la nourriture est à volontés ! Romain et moi décidons de nous adaptée à la coutume gastronomique locale, ca seras donc Steak-Frite. Les assiettes se vident et se remplissent, l’Hôtel aurait-il trouvé la corne d’abondance ? Nous aurons la réponse plus tard, non il ne l’avait pas. Une rupture de stock nous est signalée au niveau des desserts et nous trouvons le fautif, Laurent T. qui revient avec un caddie chargé de gâteaux. Après ce dramatique épisode pour l’hôtel nous retrouvons les plus vaillants des plongeurs dans la salle, DJ Albert met l’ambiance. Suite au trop grand nombre de tympans percés, pas par la profondeur, mais par Albert le gangster et ses grosses basses, chacun décide de se retirer et de se retrouver le lendemain, même si en principe on ne plonge pas. La nuit me semble courte, Romain et moi nous levons à 7h15 pour se renseigner, c’est maintenant sur, on ne plongera pas aujourd’hui. Nous nous rendormons donc tranquillement, jusqu’au message de John. Finalement on plonge ce matin, il nous reste 10 minutes pour déjeuner, enfiler nos combi et être sur le port. Ca va être sportif. Après une performance d’efficacité nous tenons le timing avec Romain et arrivons sur le port. Les plus courageux se change alors que le plus fainéant nous regarde l’air amusé. A cet instant je me demande ce que je fais dans le groupe des courageux, cette interrogation me poursuivra tous le long du voyage en bateau. Ca bouge sec. Stéphanie en fait les frais en première et semble rendre son petit déjeuner (visiblement plus copieux que le miens) à l’avant du bateau. Nous arrivons sur le site, nous nous équipons et nous mettons à l’eau le plus rapidement possible. Je retrouve donc mon camarade de palanquée, John dans l’eau puis nous rejoignons Vince’. Après une immersion agitée nous arrivons au fond. Après cinq minutes de palmage, je manque d’arracher la palme de Vincent : Je viens de voir mon premier Mérou. John l’immortalise, plus ou moins bien avec sa magnifique GoPro Hero 3. Nous continuons, et arrivons dans un canyon relativement étroit.

John et moi-même respectons avec une minutie d’orfèvre ce délicat écosystème. Malheureusement le courant joue en notre défaveur et c’est à grand coup de bloc en acier que nous achevons de creuser le canyon. Nous nous extirpons finalement de cette délicate situation, le 29 avril resteras dans la mémoire de tous comme le jour de l’odieux génocide perpétrer contre la population corallienne. Après un nombre incalculable d’espèces croisé, nous remontons pour profiter de bateau et de la jolie houle en formation. Une petite parenthèse pour applaudir Vincent, nous sommes sortis juste a coté du bateau !!!!!!!! Les palanquées remontent chacune sur le bateau et nous ne tardons pas à partir. Je retrouve mon compagnon de vague (j’ai nommé JP) à l’avant du bateau. Nous avons une vue d’ensemble magnifique, la cote, la mer et surtout Fabrice qui semble être dans sa forme des meilleurs jours. Olivier choisi d’ailleurs de se mettre à coté de lui. Après quelques minutes, les visages virent au pâle, moi j’me marre bien mais le meilleur reste à venir. Olivier nous rejoint avec une coloration de visage peut commune, le orange. Après une courte enquête rondement mener avec mon camarade de tous les instants JP, notre conclusion est sans appelle : Le petit déjeuné (a volonté !) de Fabrice a belle et bien finit sur le visage immaculé de notre MF1. Nous arrivons enfin au port, une plongée magnifique et un fou rire à la clé. Après une douche chaude, nous retrouvons tout le monde au réfectoire pour se restaurer. Certains semblent avoir plus de place dans l’estomac que d’autres, bizarre…Après le repas nous apprenons que nous ne plongerons pas l’après midi. De nouveaux groupes se forment pour les visites. L’après midi passée, tout le monde se retrouve autour d’une bonne sangria. Le soir certains vont se coucher alors que d’autres se retrouvent pour un billard ou babyfoot. DJ Albert, toujours présent fout le feu à la salle en balançant du gros son. Après une bonne nuit de sommeil, nous retrouvons nos collègues au club, vu la mer on sent qu’on ne va pas plonger, mais le passage d’Agatha qui se dit confiante nous incite à rentrer dans les combi mouillées. Malheureusement quelques minutes plus tard l’info tombe, on ne plongera pas ce matin. C’est plus que déçu que nous retirons tous les combinaisons qui commencer seulement à se réchauffer. De retour a l’hôtel, Romain et moi décidons qu’il faut faire tourner un peu les GoPro. Les rouleaux s’écrasant sur la plage semblent être un parfait terrain de jeu, on renfile les combi, et c’est parti. L’eau n’est finalement pas si froide et la mer se déchaine. Nous nous prenons au jeu et restons finalement une bonne heure dans l’eau. Après un bon repas rendez vous est donné au club, cet après midi nous plongeons. La mer semble se déchainés, nous entrons tous sur le bateau avec l’intime conviction que ca va vomir. Durant le trajet, chacun fixe un point et ne le lâche pas. Ca marche plutôt bien puisque personne ne semble au fond du trou. Arrivé sur le site, chacun préfère tout de même se mettre à l’eau rapidement. Cet après midi je plonge avec Laurent T. et Arielle. Une fois dans l’eau, le fort courant nous fait dériver. Nous nous immergeons donc rapidement et arrivons sur le fond. La visi n’est pas top mais qu’importe, on y est arrivé ! Nous nous baladons tranquillement et croisons 2 premiers mérous qui s’éloignent vite. Après 20 minutes nous en croisons un troisième qui se laisse photographier sans broncher, géniale ! Nous remontons finalement sur le bateau après une belle plongée. Le retour au port se passe tranquillement, la côte toujours fixée par tous.

La soirée se déroule comme les précédentes, sangria et descente sur le buffet. Vincent reçoit un beau cadeau et va enfin pouvoir déguster ses bananes tant recherchées ! Puis nous nous retrouvons (quasiment) tous dans la chambre 128 pour un diaporama des photos sous-marines. L’ambiance est bonne, et nous frôlons la descente de police pour tapage nocturne. Nous remercierons nos voisins pour leur indulgence et leurs nerfs solides. Chacun regagne sa chambre, demain il fait beau et on plonge ! Le réveil se passe bien, et après un petit déjeuné fournis, on décolle. On gréé les blocs sur le bateau, les conditions sont parfaites. Une mer plate nous permet de nous mettre à l’eau par l’avant du bateau en saut droit. Ma palanqué seras composé de Vincent, Sébastien et Stéphanie. Nous nous immergeons tranquillement et arrivons sur le fond. Nous y croisons un poulpe qui se repose dans son trou, puis un second qui s’apparenterait plus à un monstre vu sa taille. Nous continuons et arrivons sur un rocher semblant descendre plus profond que nos 20 mètres autorisés. A ce propos, un petit rappel s’impose pour certains de nos plongeurs N1 : « Une fois le niveau 1 en poche, il pourra effectuer des plongées encadrées par un guide de palanquée jusqu’à 20 mètres de profondeur. » [Source : ffessm.fr]. Nous continuons la plongée et passons du coté ensoleillé de l’île, nettement plus beau. Nous rebroussons chemin et revenons tranquillement au bateau. Une fois arrivés à la surface, les conditions des mer nous permettent même de faire un rapide débrif’ dans l’eau. Nous sommes rejoints par nos collègues N1 fou de la profondeur (John et Laurent pour ne pas les nommer) qui auront aujourd’hui posé un record 27.5 mètres. Le retour au port se passe bien lui aussi, à l’arriver les cartes CMAS sont immédiatement confisquées aux dangers sous-marins que représentent Laurent et John. Arrivés à l’hôtel nous libérons les chambres, nous prenons notre dernier repas espagnol, et nous laissons les plongeurs rentrant en France pour effectuer la dernière plongée de notre séjour catalan. La mer semble s’agiter un peu, les conditions seront moins bonnes, la mer sera « calmes à peu agitée » (le temps passe, les expressions restent), et en effet sur le bateau ca secoue un peu. Je plongerais cet après midi avec Vincent, Hervé et Phil’. La mise à l’eau se fait en saut droit à l’avant du bateau puis nous accédons rapidement au fond. Au détour d’une grotte nous trouvons notre premier mérou, tranquille, posé. Vincent nous amène ensuite dans une petite crique sous-marine. C’est magnifique mais j’en profite peu car le courant me fait palmer dur et je lutte pour ne pas remonté a la surface du fait du peu de profondeur (2.5 mètres. Nous enchainons ensuite avec 10 minutes de palmage puis ressortons à 300 mètres du bateau (ca peut pas marcher à tous les coup Vincent. Ma stab ne veut pas se gonfler en surface, les 300 mètres qui me séparent du bateau risque d’être dur, surtout que le vent s’est levé. Finalement Vincent me sert de stab et nous arrivons au bateau facilement. Tout le monde revient entier et on rentre au port, il est temps les conditions se gâte. Après s’être changés, on se dit tous au revoir et je repars avec Steph’ et Phil’. Le voyage passe rapidement et nous arrivons à 9h30 à Tain. Le voyage est fini mais les souvenirs restent eux gravés dans la tête (et la GoPro). Merci à Olivier pour l’organisation, Vincent et Laurent pour l’encadrement sous-marin, mes collègues N1 pour ces palanqués au top, Romain pour la cohabitation de chambre tout aussi réussie, et bien sur l’ensemble du CSTT pour avoir rendu ce voyage toujours agréable, sur terre comme sous l’eau !

Matthis